From many places, speaking truth
and making magic happen. Celebrating language.
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POETRY OF UZEYIR LOKMAN CAYCI
Translated from the Turkish by Yakup Yurt
English translations by JonevePoèmes-Page 2 . Poèmes-Page 3 . Poèmes-Page 4 . Poèmes-Page 5 ... Art-Page 6 . Art-Page 7
Dont les feuilles ne tombent jamais
Sur les épaules aveugles de la terre
Et qui monte, qui monte...
Sur les bras du vent
Si cet arbre n'avait qu'une seule branche
Transperçant les cieux bleus
Rendant les étoiles silencieuses
Et désobéissant au vent.
Emportement
Elle était une femme
Avec des sentiments surannés
Elle cherchait du bonheur
Sous un tissu d'un mètre
On dirait qu'elle avait laissé de côté
Sa consommation du temps
Son absence d'amour humain.
Elle avançait
Vers les ravins
Ses yeux fermés
En bouchant ses oreilles
Aux potins à suivre
Derrière elle
On avait l'impression
Que des désirs féminins
L'emportaient dans l'inconnue.
Et pourtant le temps
Avait fondu tant de fers
Et avait métallisé tant de curs
Mais elle n'en savait rien.
Lors de son emportement
Les spectateurs savaient bien
Respirer
Et garder les secrets
Elle a disparu dans l'obscurité
En laissant des traces souillées
Dans la clarté.
Après elle,
Une histoire d'emportement
A été racontée longuement
Encore des Choses à Ajouter...
Du temps il a construit un nid
Pour ses passions
Il sest couché sur le dos
Dans lobscurité
Des mémoires.
La fatigue,
Appartient à autrui
Il a gagné
En se couchant
Leur chemin à eux
A été barricadé
Par des sentiments voleurs.
Le calendrier na pas eu honté
Alors quil servait de lit
Aux cruautés
Au sein de la barbarie
Les horloges comptant à rebours
Ont fait fondre
Sans cesse
Les sentiments humains
Les yeux sont devenus insensibles
Les pensées,
Se sont enfermées dans une chambre
Légalité
la fraternité?
Il nen reste
Même pas
Une trace
N'Oubliez Pas Que Le Monde N'Est Pas Tel Que Vous Le Voyez
LE RESEAU DES INDIFFERENCES
Revoyez votre attitude. N'émettez pas une circulaire sur chacun de vos comportements
Plus nombreuses sont vos attaches, plus vous aurez de difficultés à la marche
N'oubliez pas que votre épanouissement en votre for intérieur servira de lumière à vos découvertes plus que votre développement physique externe.
LES MURS MAÇONNES PAR ERREUR
Votre vie intérieure pourrait être ébranlée au fur et à mesure que vos mensonges se nourrissent de vos convoitises
La régularité de vos démarches dirigées par autrui pourrait rendre votre identité méconnaissable
Le processus de vie dirigé vers l'extérieur découlant des fictions déséquilibrées que vous avez formées en vous-même peut constituer obstacle à vos attentes personnelles et à votre développement.
CEUX QUI NE SONT PAS CONSCIENTS DE LEUR FAIM INTERIEURE
Les responsabilités ne peuvent être obtenues grâce aux suppositions émanant d'autrui
Vos alternatives doivent vous appartenir -- Vous ne devez pas faire des pas inconscients
La puissance non révisée peut être destructrice; les décisions subites et irréfléchies peuvent provoquer chagrins et amertumes
Ne les oubliez pas.
UN CUR SANS INTROSPECTION, UNE ÂME SANS GUIDE
Votre marche inconsidérée sur un chemin inhabituel à issue invisible pourrait intriguer les chiens qui se trouvent aux alentours
Dans une direction dont vous ne savez ce qui peut surgir de quelque part
Puisque vous ne pouvez pas avoir l'idée d'aller à l'infinie, décidez dès à présent au sujet de ce que vous voulez faire.
N'oubliez pas que le monde n'est pas tel que vous le voyez.
Réflexion
Nous avons partagé
Une pomme...
Nous n'avons pas pu partager
Les chagrins
Les soucis...
Nous avons remplacé
Les vitres brisées
Nous n'avons pas eu assez de force
Pour les coeurs...
Nous étions heureux
Parmi les verdures
Et les fleurs...
Nous n'avons pas pu nous protéger
Contre les épines...
Abricotiers
Les abricotiers
Plantés par mon père
N'ont pas grandi du tout
Un espoir
Il y a mis du sien longues années,
Il a tout essayé,
Il s'est cassé la tête
Pour qu'ils grandissent
De temps à autre
Il a observé les nuages
Mais,
Les années qu'il a perdues
Sont devenues secrets dans son coeur
La terre s'est ouverte
Veine par veine
La feuille tombée,
La branche cassée,
A fait du bruit
Mais eux
N'ont rien dit
Les abricotiers
Plantés par mon père
N'ont pas grandi du tout
Secrets
Vous aussi comme eux
Couvrez
Les secrets...
Condamnez
Sans jugement,
Les victimes n'ont aucune valeur
De toute façon
Personne ne vous demandera
Des comptes
Vous le savez
D'autres suivent
Vos traces...
Les montagnes ne sont pas
Un arrêt
Pour les si petites pierres,
Ce sont toujours elles
Qui roulent,
Qui sont humiliées,
Toujour elles
Sans valeur
Pour les si grosses têtes...
Ne soyez pas tristes
Un jour elles aussi s'en iront
En emportant la tristesse
Et les chagrins...
Une becquetée d'eau,
Et un tout petit nid
Suffisent
Pour les oiseaux...
Vous aussi comme eux
Couvrez
Les secrets...
Tremblement De Terre
Chaque fois que l'on s'allonge
On a envie d'attraper
Les bouts du noir...
Les nuits
Fondent dans des lits de rève...
Beaucoup de gens
Ont le souffle coupé
Sous les décombres...
On prend aux affamés
On donne aux gros bedons...
On lynche
Les cris...
Au claire de la lune
Attachée aux nuages...
Les tristesses
Se lisent dans ses yeux
Comme un texte...
On donne un nom à la maîtrise
De l'impitoyable...
On enterre les douleurs
On ne sent pas les vents souffler
Sous les terres...
On endure les douleurs
De l'existence humaine
Aux pieds des murs.
Un Bâtiment à Quatre Etages
Je n'avais jamais pensé
A jeter l'ancre
Dans un bâtiment à quatre étages
Face à face.
Un obstacle susceptible de me prendre
Et de ne rien me donner
Etait devant ma porte...
C'est comme si je m'étais mis à vivre
Une aventure de cinquantenaire...
Le mers étaient éloignées,
Les montagnes, les plaines, m'échappaient
Une anomalie à deux pieds
Ne voulait même pas servir d'échelle.
Je n'avais jamais pensé
Que les roses, les lys
Et toutes les beautés
Seraient restés si loin
De moi...
Là où vous êtes absents Là je suis présent
Je découvre les vérités
Je les prends en main
J'y réfléchis
Je pèse
Je mets à terre
Et je les roule
Là où vous êtes absents
Là je suis présent.
Les pages du passé
S'ouvrent au fur et à mesure
Chacune d'elles
Parle
Enquiquine
Les miroirs de l'amitié
Crient.
Là où vous êtes absents
Là je suis présent.
J'arrête
Je réfléchis
Je prends en main
Je pèse
Les désordres du temps qui passe.
Là où vous êtes absents
Là je suis présent
Vos fautes
Vos délits
Vos péchés
Je prends en main
Je réfléchis
Je pèse
Je les place face à moi
Et je les dessine.
Là où vous êtes absents
Là je suis présent.
Vous êtes sur les chemins que j'ai parcourus
et sur les places que j'ai mises à l'envers
Donnez les lendemains de main à main
Ne les abandonnez pas sous les pieds
Réparez-en les côtés désuets
Afin qu'ils ne s'usent d'ores et déjà.
Que les impuissants n'aient pas peur
Que les innocents n'aient pas honte!
Vous êtes sur les chemins que j'ai parcourus
Et sur les places que j'ai mises à l'envers
Le soleil est fatigué derrière les barreaux
La parole déborde en s'infiltrant dans l'obscurité
Après ses douleurs d'accouchement
La nature se met face au jour naissant
Et brûle les désirs refoulés et les nostalgies
Vous êtes sur les chemins que j'ai parcourus
Et sur les places que j'ai mises à l'envers
Les curs que vous défiez sont sans tache
Les idées que vous rejetez sont limpides
Les labeurs que vous ne reconnaissez pas sont valeureux
Il pleut des beautés sur les contrées que vous ne pouvez atteindre
Vous êtes seuls en votre for intérieur!
Vos fenêtres ont des rideaux
Vos portes sont fermées
Vos paroles sont coincées par votre personnalité qui disparaît
Derrière les vues où vous essayez de vous cacher
Sourit jaune votre identité
Vous êtes sur les chemins que j'ai parcourus
Et sur les places que j'ai mises à l'envers
Ceux qui dansent au rythme de leur propre musique
Ceux qui se nourrissent de viandes
de produits laitiers
de desserts
Ne peuvent t'estimer à ta juste valeur.
Même si la pierre se fendait, tu ne peux pas leur faire ouvrir
Les fenêtres de leur ferme
Des gens comme toi ne font pas partie de leur centre d'intérêt
Tu n'existes pas
Dorénavant tu dois savoir
Qu'ils n'ont pas de temps à te consacrer!
Ils ont les yeux fixés toujours vers le haut
Pendant qu'ils s'inclinent
Avec un sourire au dessus de leur double menton
Devant le souverain
le sultan
Crois-tu un seul instant qu'ils te reconnaissent?
Si tu me demandes mon avis à ce sujet
C'est que les bouts de leur ficelle
Sont aux mains d'autrui
Ne te formalise point du fait
Qu'ils se prennent pour des rois!
Avec des espoirs vains
Et des attentes mal placées
N'attends pas d'eux
Qu'ils te considèrent comme un homme
Même si tu écris des centaines de lettres
Aux hommes des portes fermées
Dans le but de les voir ou de leur parler
Tu ne recevras même pas une seule réponse
Méfie-toi, sois attentif
Par-dessus tout
Tu leur permettras d'avoir des airs hautains
En se croyant importants
Ils te regarderont avec dédain!
Ils aiment bien se caresser
Le dos les uns des autres
Il ne reste plus
Qu'à écouter leurs conversations "avec admiration"
A vanter leurs écrits "exagérément"
A récompenser leurs faits "par applaudissement"
Ne perds pas de temps
Et ne t'occupe pas
En pensant à autres choses.
Ceux qui ne vous importent pas
nous importent bien
Que le bleu reste à sa place
Ne touchez pas au vert
Chacune des femmes est une fleur
Nos enfants sont « l‘avenir... »
Les vieux sont couronne sur notre tête
Nous devons respect envers eux!
Les animaux n’ont pas à nous satisfaire...
Affectionnons-les à chaque instant!
Ceux qui ne vous importent pas
Nous importent bien
L‘air
L‘eau
La mer sont en nous...
Nous protégeons l‘environnement,
Et nous l‘embellissons
Sans fainéantise!
Nous ne laissons pas la poussière se poser
Sur nos valeurs
Nous ne laissons personne toucher
A nos arbres
A nos forêts...
Nous ne permettons à personne de ravager
Nos parcs
Nos jardins…
Nous aimons tous les hommes
Sans distinction
Et profondément
Ceux qui ne vous importent pas
Nous importent bien
La paix, le respect, l‘amitié
La solidarité et la fraternité
Sont nos indispensables valeurs...
Nous détestons
Les guerres,
Le sang
Et les larmes!
C’est pour ces raisons
Que nous n’aimons point
Les envahisseurs
Les tyrans
Ceux qui sont escalves de leur hargne
Et ceux qui se laissent manipuler par intérêt!
Ceux qui ne vous importent pas
Nous importent bien
La spontanéité
En pensant
En travaillant
En mangeant
De la compréhension à chaque âge…
Pour surmonter les peurs
Se débarrasser des craintes
Et faire face aux ardeurs
Une volonté de fer…
Pour embellir la vie
Améliorer l’amitié
Enraciner la sincérité
Un coeur exemplaire d’attitudes sans pareilles.
Pour vivre humainement
Dans une coexistence de haut niveau
Un amour enraciné
Une affection permanante
A approfondire
Par une personnalité à principes…
Aider sans contre-partie
Une tolérence illimitée
Approches sans marchandage
Et des sacrifices qui se reconnaîteront
Les uns dans les autres...
Amis ... Camarades…
Voisins... Frères...
Sans aucune distinction
Une vertu
Qui ne considère que la personne...
Construisant des ponts avec des secrets
Faisant sentir appréciation et colère
Promenant ses hôtes
Dans un coeur…
Grâce à une âme saine
Orientant
Faisant se comprendre
Unifiant à jamais
Dans la spontanéité!
Ce que l’on ne remarque pas dans les pollutions
La violence était dans l’homme
Malgré le rappel « Interdit aux animaux … »
Le vécu de l’intérieur était exclu de cet écriteau…
L’enfant malmené à Paris était désarmé
Comme
Ceux bombardés en Irak …
Ou fusillés en Palestine.
Les lignes
Plus je m’approche plus je m’éloigne
Plus je m’éloigne, plus je coexiste
A tout moment
Les grosses lignes
Font partie de l’infini
Qui effleure mes sentiments…
Les vieilles lignes
Que je colorie avec les chagrins
Auxquelles je donne forme avec les larmes
Que j’approfondis de toute une vie
Et que j’éloigne de moi-même
Et qui me fuient…
Les lignes fines
Que je côtoie
A maintes reprises
Avec lesquelles je jongle
Trompeuses, attrayantes
Transparentes, signifiantes et contradictoires…
Avec un bout dans mon cœur comme la tendresse
Sinueuses sur le chemin de l’amour
Continues, décidées, vivantes…
Au fur et à mesure qu’elles coulent en moi
Elles me rendent heureuses
Bleues, vertes et blanches
Les lignes amies…
Cela Te Suffit
Laisse au garage
Tes cigarettes et ton véhicule…
Mets d'un côté tes clefs
Prends ton vélo
Poursuis les vents…
Pendant que les saisons
Changent avec les chansons
Poétise le printemps…
Ecoute les respirations
Des petits enfants…
Pense
A ton vieux voisin…
Ecris ce que tu penses
Sur les murs noircissant des maisons
Sur les vitres changeant de couleur
Sur les insensibilités
Salissant les ailes
Des cygognes…
Et pends-les sur les murs hauts
Des villes…
Lorsque tu les regardes
A distance
Ne sois pas triste
En te disant que de toute manière
"Les bruits et les poussières de rue
Et les difficultés respiratoires
Ne changent pas"…
Continue à accomplir ta mission
Avec les espoirs jaillisant
De tes pupilles !
Cela te suffit…
Yes This Tree Had Only That One Branch
Yes this tree had only that one branch
Listening to the thoughts
Of those who love,
Giving fruits to our liking
That I contemplate in satiety by the window...
Leaves which never fall
On the blind shoulders of the earth
And which go up, go up...
On the arms of the wind
Yes this tree had only that one branch
Piercing the blue sky
Returning the silent stars
And disobeying the wind.
Carried Away
She was a woman
with out-of-date feelings
She sought happiness
Under the fabric of a metre
It would be said that she had given up
her consumption of time
with its absence of human love
She advanced
towards ravines
her eyes closed
blocking her ears
to the gossips that followed
behind her
They had the impression
that her female desires
carried an unknown factor
And yet time
had melted many irons
and silvered many hearts
but she knew nothing about that
During her fit of anger
the audience definitely knew
to breathe deeply
and to keep secrets
It disappeared in the darkness
by leaving mucked up traces
in the clarity
After her,
the story of getting carried away
with a fit of anger in summer
was told for a long time
Still things to be Added...
It constructed a nest out of time
For his passions,
It lay down on its back
In the darkness
Of memories
Tiredness
Belongs to other people
It won
By lying down
Their way
Barricaded in summer
By light-fingered feelings,
The calendar was not ashamed
While acting as a bed
For atrocities
With cruelty
Clocks counted in the wrong direction,
Dissolving human feelings
Continuously
Eyes became insensitive,
Thoughts
Locked themselves into a closet
Equality, brotherhood?
He stays there
Without even
A trace
Do not forget that the world is not such as you see it
THE NETWORK OF INDIFFERENCES
Note your own attitudes. Do not issue a circular on everything you do
The more numerous your attachments, the more difficult it will be to move
Do not forget that your internal blossoming will shed light on your discoveries more than your external, physical development.
WALLS BUILT BY ACCIDENT
Your internal life could be shaken when your lies feed on your desires
The regularity of your steps directed by others could make your identity recognizable again
Your actions directed into the external world that follow from unbalanced inventions you've formed within
can constitute obstacles to your personal expectations and development.
THOSE WHO HAVE NOT BEEN BORN ARE NOT AWARE OF THEIR INTERNAL HUNGER
Responsibilities cannot be taken on due to assumptions emanating from other people
Your choices have to belong to you - you should not take unthinking steps; impulsive potency can be destructive,
ill-considered decisions can cause grief and bitterness...
Do not forget.
A HEART WITHOUT INTROSPECTION, A SOUL WITHOUT A GUIDE
Your short-sighted steps on an unfamiliar path with an invisible exit could intrigue nearby dogs
Something unfamiliar could come from an unknown direction
Since you cannot go into the infinite, decide from here and now what you want to make.
Do not forget that the world is not such as you see it.
We replaced
We were happy
A hope
Every so often
The earth opened
Apricot trees
Condemn
Nobody will ask
Mountains are not
Be not sad,
Pecked by water
Like them, you too
They take to the starving,
Sadness
They endure the sorrow
An obstacle likely to take me
Seas moved away,
I had never thought
When you are away,
Pages of the past
When you are away,
I stop
When you are away,
Your errors
I think
When you are away,
That the powerless are not afraid,
You are on the paths which I traveled
The sun is made tired behind rungs,
You are on the paths which I traveled
The hearts which you out-brave are stainless,
Your windows have curtains,
You are on the paths which I traveled
Even if stone cracked, you cannot make them open
Their eyes are always fixed from above you
If you ask my opinion on this subject
Do not wait for them
Even if you write hundreds of letters
They well like fondling
Do not waste your time
The animals do not have to continually please us,
Air, water and the sea are in us…
We do not allow anyone to devastate our parks, our gardens…
We hate wars, blood and tears!
To overcome fears
To embellish life
To live humanly
To help without strings
One in another…
Building bridges
Directing
What one does not notice in pollution
The child abused in Paris was disarmed
Old lines
Fine lines
With a finality in my heart like tenderness
While the seasons
Write what you think
When you look at them
Continue to pursue your mission
Reflection
We shared
An apple...
We could not share
Grief,
Worries
Broken window panes,
We did not have enough strength
For hearts
Among greeneries
And flowers...
We could not protect ourselves
Against thorns
Apricot Trees
Apricot trees
Planted by my father
Do not grow at all
He held many long years,
He tried everything,
He broke his brain
So that they would grow
He noticed clouds
But,
The years that he lost
Became secrets in his heart
Vein by vein
A fallen leaf,
A broken branch,
Made noise
But say nothing
Planted by my father
Do not grow at all
Secrets
Like them, you too
Cover up
Secrets
Without judgement;
Victims have no value
And in any case
The count,
You know that
From others following
Your traces
A stopping place
For stones so small,
Always those
Which run,
Which are humiliated;
Always it is them,
Priceless,
For heads so large
One day they too will leave
Taking sadness
And grief
And a very small nest
Is enough
For birds
Cover up
Secrets
Earthquake
Each time they recline
They want to trap
The ends of darkness...
Nights
Melt into beds of a dream
Many persons gasp at
From under debris
Give to the big bellies,
Lynch
The cries
In the moonlight
Attached to clouds
May be read in their eyes
Like a text...
A name is given to the control
Of the pitiless;
They bury pain,
Don't sense the winds blowing
Under the land
Of human existence
With feet of walls.
A Four-Floored Building
I had never thought
To cast anchor
Face to Face
In a four-floored building.
And give me nothing
Was in front of my door...
It's as if I had started to live
The adventure of a fifty-year-old...
Mountains and lowlands avoided me.
An anomaly with two feet
Does not even want to act as a ladder.
That roses, lilies
And all beauties
Would have remained so far
From me...
When you are away, there I am present
I discover truths
take them in hand
think about them
weigh
bury
and roll them
there I am present.
open as one goes along
each of them
speak
irritate.
The mirrors of friendship
shout.
there I am present.
think
take in hand
weigh
disorders
in the time which passes.
there I am present.
Your offences
Your sins
I take in hand
weigh
put them before me
and I draw them.
there I am present.
You are on the paths which I traveled
Put days that follow hand-in-hand,
and in the places which I turned upside down
Do not leave them under foot.
Repair out-dated thoughts
So that they have already been had
That the innocent are not ashamed!
And in the places which I turned upside down
Words overflow by seeping through in the dark.
After the pain of delivery
Nature puts on the face of a new day
And burns back desires and nostalgia
And in the places which I turned upside down
The ideas which you reject are clear,
The labours which you do not acknowledge are valorous.
It is raining beauties on lands which you cannot attain.
You are alone in your internal fort!
Your doors are closed,
Your words are wedged into a corner by your personality
That disappears behind vistas where you try to hide
Your smiling, yellow identity
And in the places which I turned upside down
Those who dance to the rhythm of their own music
Those who nourish themselves on meats, dairy products and desserts
Cannot estimate you at your fair value.
The windows of their farm
People like you are not included in their center of interest
You do not exist
Hereafter you must know
That they do not have time to bless you!
While they bow
With smiles above their double chins
Before the sovereign...the sultan.
Do you think for an instant that they acknowledge you?
It is because the ends of their twine
Are in the hands of other people.
Don't take exception to the fact
That they are taken for kings!
In the wrong places
Vainly hoping
They will consider you a man
To these men of the closed doors
Intending to see or speak to them
You will not receive a single response
Be wary and attentive;
Above everything
Allow them their haughty airs.
By thinking themselves important
They will look at you scornfully!
Each others' backs
It is no longer to the point
To listen to their dialogues "with admiration"
To extol their writings "enthusiastically"
To reward their facts "by clapping"
Or put your attention here
Think of other things.
Those who you do not bring in, we bring in
So that blue remains in its place,
Do not touch it with the green.
Each woman is a flower,
Our children are our future…
The old men are the crowns on our head,
We owe them respect!
Be affectionate with them!
Those who you do not bring in,
We bring in.
We protect the environment.
And embellish it without laziness!
We do not let dust fall on our values,
We do not let anyone touch our trees, our forests…
We love all without distinction, and deeply those
Who do not bring you in.
We bring in peace, respect, friendship;
Solidarity and fraternity are our essential values…
It is for these reasons that we do not like invaders, tyrants,
Those who are slaves of their aggressiveness,
And those who are manipulated by their interests!
Those who you do not bring in,
We bring in.
Spontaneity
While thinking
While working
While eating
Comprehension at each age...
To rid oneself of fears
To face the heat
An iron will…
To improve friendship
To embrace sincerity
And exemplary attitudes...
On a high level of coexistence
To embrace love
Permanent affection
With profundity
With principles…
With unrestricted tolerance
Approaches without bargaining
Sacrifices recognized
Friends… Comrades…
Neighbors… Brothers…
Without discrimination
Virtue that considers only the person…
Making appreciation felt
And anger
Thanks to a healthy heart
Creating
Self-inclusion
Understanding
Unifying forever In spontaneity!
Violence was in man
In spite of the reminder “Animals prohibited…”
The life of the interior was excluded from this sign…
Like those bombarded in Iraq… Or shot in Palestine.
The lines
The more I approach, the more I move away
The more I move away, the more I co-exist
Constantly
Large lines
Belonging to the infinite one
who brushes lightly against my feelings...
Which I color with sorrows
To which I give form with my tears
That I deepen through a whole life
And that I move away from in myself
And which flee from me...
That I mix with
Many recoveries
With which I juggle
Misleading, attractive
Transparent meanings
Significant and contradictory...
Sinuous in the way of love
Continuous, decided, alive...
As the lines run in me
They return to me happily
Blue, green and white
Friendly lines...
That Is Enough For You
Leave your cigarettes and vehicle
With the garage…
Put aside your keys
Take your bicycle
Continue the winds…
Change with the songs
Poetize spring…
Listen to the breathing
Of small children…
Think
With your old neighbor…
On panes, changing color
On insensitivities
Dirtying the wings of Cygognes…
And hang them on the high walls
Of cities…
From a distance
Do not be sad -
By saying that in any case
"Noises and the dust of the street
And breathing difficulties
Do not change"…
With hopes spouting out
Of your pupils!
That is enough for you…