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Le nouage de l'Aiguillette - The knot of the Aiguillette    
Extrait soumis par    Excerpt submitted by
Dolorès Robillard Benoit

In English

Le nouage de l'Aiguillette1 était un maléfice qui empêchait le nouvel époux de consommer le mariage en le rendant impuissant. La pratique était courante en France depuis plus d'un siècle. Elle avait été condamnée plus d'une fois par des synodes et conciles provinciaux dont le dernier était de St-Malo en 1620.

Il suffisait qu'au passage du cortège nuptial le " noueur " garde les mains dissimulées sous un chapeau et fasse avec une ficelle autant de nœuds qu'il souhaitait d'échecs au nouveau marié dans ses efforts amoureux.

A Montréal, on se souvenait de René Besnard que sa fiancée, Marie Pontonnier avait délaissé pour épouser l'armurier Pierre Gadbois. Par dépit, l'amoureux avait noué " l'aiguillette " de son rival pendant la cérémonie du mariage célébré le 12 août 1657 à l'église paroissiale à l'Hôtel-Dieu. En conséquence, le couple Gadbois était resté stérile. Le gouverneur d'alors, M. de Maisonneuve, avait fait comparaître Besnard devant la justice. Le coupable avoua alors avoir convaincu la jeune femme de coucher avec lui afin de dénouer " l'aiguillette " de son mari et d'écarter le mauvais sort. (extrait de " Thérèse " de Pierre Caron)





En français

The knot of the Aiguillette (aglet)1 was an evil spell that would prevent the new spouse from consumating the marriage by rendering him impotent. This was the current custom in France for more than a century. It was condemned more than once by synods and provincial councils of which the latest was at St-Malo in 1620.

While the wedding party was passing by, the "knotter" would keep his hands concealed under a hat and would tie a string in as many knots as he would wish that the new groom would fail in his love efforts.

In Montreal, René Besnard is remembered as the one who lost his fiancée, Marie Pontonnier, to the gunsmith Pierre Gadbois. In revenge, the lover knotted the "aiguillette" of his rival during the marriage ceremony celebrated on 12 August 1657 in the parish church at l'Hôtel-Dieu. As a result, the Gadbois couple remained sterile. Therefore, Governor M. de Maisonneuve, brought Besnard to justice before the courts. The guilty one stated that he had convinced the young woman to sleep with him before unknotting the "aiguillette" of her husband and to get rid of the curse. (extract from " Thérèse " de Pierre Caron)

(1) "Le nouage de l'Aiguillette" :l'expression vient du vieux français.
"The Aiguillette (aglet) knot": this expression comes from old French.



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Created 1 Feb 2003