![]()
Késsinnimek - Roots - Racines
Petits à côtés des épousailles - The Broadside of Marriage
par
Dolorès Robillard BenoitIn English
Petits à côtés des épousailles
Pour encourager les mariages ultra-hâtifs, les parents qui avaient des filles de seize ans ou des fils de 20 ans non encore mariés, devaient comparaître devant un tribunal tous les six mois pour expliquer les raisons pour lesquelles leurs enfants n'étaient pas encore mariés.
Le célibat est devenu vite un véritable crime contre l'État. Selon un missionnaire de l'époque un peu scandalisé, c'était un vrai scandale de faire en sorte de marier sans leur consentement, une très grande et très grosse femme borgne, à un tout petit homme artisan de métier et peut-être même paresseux qu'il fallait à tout prix marier lui aussi et cela coûte que coûte.
L'autorité pensait que l'épouse vigoureuse et costaude pourrait piocher, défricher, semer et récolter et obtenir ainsi du sol les choses nécessaires à la survie du ménage. Elle allait sans doute donner naissance à des enfants qui, tenant de leurs deux parents, seraient par la suite, de grandeur normale.
On rendait aussi public les détails « du trousseau » de la future mariée. Ainsi dans les papiers officiels, il était fait mention presque sans gêne du nombre précis de coiffes, de coiffures ou de cornettes en crêpe, en taffetas ou en dentelle, les mouchoirs, les jupes, les déshabillés, les camisoles, les corps piqués, les chemisettes, les bas, les gants, les souliers et autres petits détails intimes du même genre. On se demande si dans cette nomenclature, les notaires n'exagéraient pas un peu et ce, dans le but d'augmenter leurs honoraires……
The Broadside of the Marriage
To encourage early marriages, parents who had sixteen year old daughters and unmarried twenty year old sons were obliged to appear before a court of justice every six months to explain the reason for the non-engagement of their children.
Celibacy became a real felony against the government. According to a missionary of this era, it was a real scandal to force a marriage without their consent between a very tall and fat one-eyed woman and a very little and perhaps also lazy artisan, who had to be married at all costs.
Authority thought that the strong, strapping lady was qualified to prepare the soil, to sow, to harvest and thus to obtain from the earth subsistence for the family. Also it was assumed that she would be able to have children and that the mix of this big woman and the little husband would produce children of average size.
The details of the future « bride's trousseau » were made public. Therefore, the official papers mentionned, without any embarrassment, the exact number of head-dresses, mop-cap made of taffeta, satin, crêpe or lace, handkerchiefs, skirts, house-coats, dressing-jackets, blouses, cami-knickers, stockings, gloves, shoes and other intimate details of the same order. One could wonder if the notaries were not exagerating a bit in order to increase their fees…..
Réference: "Us et Coutumes du Québec" de Hector Grenon.
Késsinnimek - Roots - Racines
Copyright © 2003-2008 Norm Léveillée
©Tous droits réservés