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Les Enfants de Pierre Boucher et de Jeanne Crevier
Famille de René De Laperrière
par Jacques DunantEnglish version
1-9 RENÉ DE LAPERRIÈRE (1668-1742)
René a passé la plus grande partie de sa jeunesse et de son adolescence dans le calme relatif des Îles-Percées. Il écoute sagement et avidement les nombreuses aventures de combats des membres de sa famille. Son père lui parle longuement des tribus amérindiennes qu'il a connu de près. Il lui apprend les rudiments des langues de ces peuplades, de leur façon de faire la guerre et de signer des traités de paix qu'ils ne respecteront pas toujours. La situation de conflits qui a existé entre Français et Iroquois s'envenime dès 1687 et il y est brutalement exposé, à l'âge de dix-neuf ans.
La campagne de 1687 et sa suite.
Cette campagne de 1687 a fait suite à l'expédition ratée de monsieur de La Barre en 1684 et à laquelle ont participé les frères de René, Pierre de Boucherville (1-1) et Ignace de Grosbois. (1-4) En 1687, les Français et des Amérindiens vont attaquer les Iroquois de l'ouest et leur infligent des pertes considérables, brûlant leurs bourgades, détruisant leurs récoltes et tuant combattants et animaux.. Les Iroquois fuient dans les bois en criant vengeance. Un traité de paix est signé et les Iroquois appuyés par les Anglais de New York demandent l'abandon des forts français Frontenac (Cataracoui) et Niagara...(1) René fut envoyé en 1689 au fort Frontenac pour examiner l'état du fort que l'on avait miné l'automne précédent, suite au traité de paix.
La vengeance des Iroquois prit tout son sens dans la nuit du quatre au cinq août 1689 à Lachine où les Amérindiens firent preuve d'une cruauté sans égale. Les autorités militaires de la colonie décidèrent assez rapidement d'une riposte, elles chargèrent Nicolas D'Ailleboust de Manthet et Jacques LeMoyne de Sainte-Hélène d'une expédition punitive contre Albany.. René de Laperrière fit partie de ce groupe qui marcha deux cents lieues sur la neige, se rabattit finalement sur Corlaer et rasa le village en y mettant le feu. C'est aujourd'hui la ville de Schenectady N.Y.. (1)
L'année 1690, tard en automne voit les vaisseaux de William Phipps, de Boston, remonter le Saint-Laurent et se préparer à attaquer Québec. Les cinq frères Boucher, Pierre, Lambert, Ignace, Jean et René se rendent vers la citadelle et participent de leurs personnes à la levée du siège. Les Français y perdent Jacques Lemoyne de Sainte-Hélène. Le cinq juin 1691, René se trouve à Repentigny contre un parti considérable d'Iroquois et où les Français perdirent plusieurs hommes dont François LeMoyne, sieur de Bienville. Deux mois plus tard, il participe à la défense du fort de La Prairie sous les ordres des capitaines de Valrennes, Saint-Cirq et de Muy. Jean-Baptiste Denys de La Bruère y perdit la vie, il était le beau-frère des fils Boucher. En 1692, René fait coup sur les Iroquois qui furent défaits et nombre de prisonniers qu'ils avaient délivrés d'Esclavage. (2) René fut nommé enseigne dans la compagnie de monsieur Bouillet de la Chassaigne..(3)
Tous ceux qui participaient à ces campagnes étaient en excellente forme physique et leurs exploits, déplacements etc.. que ce soit en canots ou à pieds transportant, armes et bagages, munitions et provisions parfois pour plusieurs semaines témoignent d'une endurance peu commune et d'un courage auquel il faut rendre hommage. René entend son père lui raconter tout ceci et il garde le tout au fond de sa mémoire. Ses nombreux déplacements ne l'empêchent pas de participer à quelques cérémonies de baptême dans la famille. Le 18 septembre 1695 il est parrain pour Marie-Charlotte Petit de Levilliers, il est accompagné de sa grande sœur Marie-Ursule, (1-2) veuve de monsieur de Varennes.. Il joue le même rôle le 10 janvier 1699 pour René Boucher de Monbrun, (1-8-3) il est accompagné de sa sœur cadette Louise, (1-11) et enfin le 17 mai 1699, il agit comme parrain pour René Boucher de Boucherville (1-1-8) le fils de Pierre de Boucherville et de Charlotte Denys, ce René deviendra la tige de la famille de La Bruère. Il était accompagné de madame de Levilliers (née Madeleine Gaultier de Varennes). Ces actes sont tous au registre de Boucherville. (R.B.)
Concession d'arrière-fiefs
Pierre Boucher concède à ses enfants Jean de Monbrun (1-8) et René de Laperrière (1-9) un fief de six arpents sur deux lieues de terre, près de Varennes, tenant d'un bout au fleuve, au sud-ouest au pionnier Pierre Chaperon et au nord-est au seigneur terres non concédées, avec les travaux faits par le sieur Boucher, estimés à trois cent cinquante livres, payées par lesdits enfants. (4) Cette concession en date du 2 juillet 1693 est passée devant le notaire Antoine Adhémar. Les parties ont convenu que Pierre Picard jouira de sa concession (l'île des trois frênes) dont une partie est incluse dans ce susdit fief conformément à son contrat. qu'il a obtenu du seigneur Boucher.(5) Le deux juillet 1603 Pierre Boucher concède à son fils Jean (1-8) un arrière-fief noble d'environ un arpent de terre en carré dans la bourgade juste sous les terres de l'église. (6) C'est René qui accepte pour son frère Jean qui est toujours à la Pointe de Lévy.
Pierre Boucher concède ensuite à son fils René un arrière-fief noble derrière celui accordé à Jean De Monbrun Ce terrain aussi mesurait un arpent de terre en carré. Une maison portant le numéro onze de la rue de Laperrière a été construite sur ce terrain, on présume que certaines parties de cette maison datent de cette époque. Cet acte du notaire Michel Moreau date du 23 juillet 1693. (7) Le 25 mai 1701 François Picard (fils de Pierre Picard) et son épouse Marie Favreau vendent à Jean et René Boucher, frères, la concession de l'île des trois frênes, contenant environ cent arpents de terre moyennant la somme de deux mille livres, devant Antoine Adhémar. (8) Environ deux mois plus tard, Pierre Boucher concède à titre de fief noble une terre de trois arpents sur deux lieues de profondeur joignant au nord-est la concession de six arpents de large faite par Pierre Boucher le 2 juillet 1693. Sur cette nouvelle concession se trouve depuis 1688 un moulin banal, lequel est exclus de la vente avec un terrain de quatre arpents carrés. (9) Les deux frère sont donc maintenant propriétaires conjointement d'un arrière-fief de neuf arpents de large par la profondeur de la seigneurie.
Le 4 août 1703, devant Marien Tailhandier, les deux frères Jean et René font un partage des terres reçues de leur père et de celle achetée de Pierre et François Picard. Jean de Monbrun aurait choisi 3 arpents et ¼ avec les bâtiments et paiera 6oo livres à son frère René pour équilibrer les deux parts. René aura 5 arpents et ¾ qui sera situé au nord-est avec le moulin et sa réserve. Ce partage a lieu devant le notaire Marien Tailhandier et le même jour devant le même notaire, René, enseigne dans les troupes, vend à Jean Giasson de Batiscan une concession en fief noble sans justice de 5 arpents et ¾ de front sur deux lieues de profondeur, tenant au sud-ouest à Jean Boucher de Monbrun à la réserve de 4 arpents où est situé le moulin, plus ¼ d'arpents dans le travers de l'île à Picard. Sur la terre il y a une boulangerie, une maison et une grange en ruines, des animaux et attelage suivant contrat d'acquisition du 2 juillet 1693 et du 25 mai 1701.(10) Le fief Giasson donnera naissance au fief Saint-Jean qui passera plus tard aux mains de Jacques Viger, connu comme le premier maire de Montréal. (11)
Le 31 octobre 1703 Pierre Boucher concède à son fils René, âgé de 35 ans, enseigne en pied un emplacement au bourg à l'opposite du notaire Marien Tailhandier.(12) Puis le 10 novembre de cette année 1703, Michel Charbonneau et son épouse Marguerite de Noyon vendent à René de Laperrière un emplacement avec maison sise au bourg à côté du sieur Gilles Papin, pour le prix de 183 livres et une peau de chevreux (sic) payée comptant.(13) Cet emplacement leur appartenait depuis le 18 décembre 1700.Tailhandier, notaire. René n'y vivra pas longtemps, le 6 février 1706,(14) il le revend à son frère Jean-Baptiste de Niverville (1-14) René est nommé enseigne en pied. (15) Entre-temps il se marie à Montréal; nous en parlerons plus loin.
Le 7 mars 1705, le pionnier Jean de Lafond, sieur de la Fontaine, fait une donation à Pierre Boucher d'un demi arpent de terre au bourg de Boucherville. Cet emplacement, que Pierre Boucher va concéder aussitôt aux Sœurs de la Congrégation de Ville-Marie, pour une école pour les filles. La Congrégation est représentée par Sœur Marguerite Lemoine du Saint-Esprit et autres, tenant d'un bout sur le devant à l'emplacement de Jean de Lafond et d'autre à Pierre Arrivé, avec une réserve que la Chapelle de la Congrégation qui est maintenant située sur ledit terrain y demeurera pour y faire les prières que les Congréganistes du lieu ont accoutumé d'y faire. Deux actes de Marien Tailhandier du 7 mars 1705. (16)
Devant Marien Tailhandier le 21 février 1708, René donne quittance à Jean Giasson pour toutes les rentes dues jusqu'à la Saint-Michel 1707 au montant de 444 livres et Giasson reconnaît avoir reçu tous les bestiaux et instruments d'agriculture devant les témoins Gilles Papin et Alexandre Lacoste. (17)
…
Nouvelles campagnes
René, après avoir été promu enseigne en pied, participe au rétablissement du fort Frontenac avec le marquis de Crisafy en 1695. Au cours de l'hiver 1696-97, il prête main-forte aux sieurs de Brouillan et d'Iberville et de Muy en attaquant les établissements anglais de Terre-neuve. L'aumônier de la campagne, l'abbé Beaudin le qualifie alors de fort brave homme. Il revient à Boucherville avec un jeune prisonnier d' environ quatorze ans qu'il va confier à son frère Jean de Monbrun (1-8) de façon à poursuivre sa carrière militaire.(18) Il seconde ensuite son beau-frère Daneau de Muy, commandant à Chambly.(19) En 1704 il participe à l'attaque de Deerfield, sous M. Jean-Baptiste Hertel de Rouville, où il est blessé. (20)
Il est nommé commandant au fort du Sault-Saint-Louis. Il y restera plusieurs années.(21) Comme il parle les langues des Amérindiens, il rend de précieux services à ses chefs. Il va faire le coup contre les Anglais à Haverhill où il commande avec Hertel de Rouville. (22) Il obtient un grade de lieutenant, le 15 mai 1709.(23)
Mariage de René de Laperrière
Il se marie à Montréal le 15 décembre 1705 à Marie-Françoise Mailhot, (1689-1708) fille de feu Jean, et de Madeleine Marchand. Elle a été baptisée à Montréal, le 16 mars 1689.. (P.R.D.H.) Elle avait 16 ans, il était de vingt ans son aîné. Sont présents au mariage, les parents, Charles Petit de Levilliers, Ignace Gamelin et Jean Soumande, marchands. et Jean-Baptiste Mailhot, frère de l'épouse. Sa femme lui donne deux enfants, une fille nommée Marie-Madeleine et un garçon ensuite François-Clément. Hélas, l'épouse décède peu après cet accouchement. Tous ces actes sont au registre de Notre-Dame à Montréal.(24) Il semble que les époux ont vécu durant trois ans à Montréal
Suite au décès de son épouse, René revient avec ses deux enfants à Boucherville. René doit penser à confier les deux petits à sa sœur Louise et peut être aussi à son frère Jean, bien que de nombreuses naissances dans la famille de Monbrun laisse peu de place pour les enfants de Laperrière. Il va oublier sa peine à la guerre.
Autres transactions à Boucherville
En 1711 ses parents lui vendent leur grande ferme de l'île St-Joseph pour la somme de 5000 livres. Cette grande ferme était située à l'extrémité nord de l'île et le coté sud de cette propriété touchait à celle donnée en 1685 à Pierre de Boucherville.(1-1) Notaire Marien Tailhandier. (25) Une semaine plus tard les parents Boucher passent un contrat de concession à leur fille Louise (1-11) de la petite ferme de l'île Saint-Joseph, mais seulement après leur mort. (26) Cette même journée les parents Boucher donnent reçu et quittance à René pour la somme de 2912 livres et 15 sols, dont 162 livres et 15 sols en monnaie de cartes et 2750 livres. Pour payer les dettes, que les Boucher doivent à feu monsieur de la Chenaye, René va payer à Françoise Denis veuve de Nicolas d'Ailleboust cessionnaire de feu Charles Aubert de la Chenaye, dont quittance passée par la veuve d'Ailleboust à René de Laperrière le 6 février 1711 devant Adhémar. (27). Ses parents lui donnent un reçu et quittance le 30 mars 1711 pour la somme de 2087 livres 5 sols pour parfait paiement de la somme de 5000livres dont 2050 livres iront à Québec à Mr. Boucher, prêtre ou à Mr. de Varennes pour faire le paiement dû par sieur et dame Boucher à l'Hôpital Général, autre cessionnaire de feu M. de Lachenaie, devant Tailhandier. (28)
Le 27 décembre 1711, Denis Véronneau qui a reçu en donation de Jean de Lafond un emplacement au bourg de 81 pieds de front sur 45 de profondeur entre le terrain de l'église et l'emplacement des héritiers de Pierre Arrivé et qui touche au nord-est au terrain des Sœurs de la Congrégation, le vend à René de Laperrière pour le même montant de 75 livres. (29) Tailhandier
En avril 1714, le 9 avril, les Ursulines de Québec vendent à Jean de Monbrun et René de Laperrière, les terres qu'elles ont reçues de Pierre Boucher à l'occasion de l'entrée de sa fille Geneviève (1-15) chez les Dames Ursulines, soit l'arrière-fief des Mères (quatre arpents de front par deux lieues de profondeur ) les pionniers Paul de Laporte et René Bault y ont des concessions au premier rang. Les Ursulines vendent aussi un emplacement de cinq arpents dans le bourg, reçu par le même acte de Pierre Boucher, (30) que Jean et René vont se partager bientôt. Les deux frères Jean et René sont fort liés, comme on a pu le voir tout au long de cet article, ils font plusieurs transactions conjointement.. René de Laperrière revendra sa part à son frère Jean de Monbrun le 6 février 1715.(31) Le 10 janvier 1715 les parents Boucher cèdent à leur fils René une concession de terre de 50 arpents en superficie au troisième rang de la Côte Saint-Jean, tenant sur le devant à Jean Bau dit Lalouette, le sieur Boucher a dit et déclaré qu'il ne pouvait signer à cause de son grand âge et de l'incommodité de sa vue.(32) Tailhandier
Dernières campagnes
Peu après le décès de son épouse, vers le 15 avril 1715, alors âgé de 47 ans, René part pour le pays des Sioux, loin à l'ouest et il invite cette tribu à s'allier aux Français contre la tribu des Renards.(33) Le 7 mai 1726 il est fait capitaine.(34) En juin 1727 il repart avec son neveu François-Pierre Boucher de Boucherville, (1-1-3) arrivé chez les Sioux il construit un fort que l'on appellera Beauharnois en l'honneur du nouveau gouverneur. Étant tombé malade il doit revenir vers Montréal, mais il s'arrête à Michillimackinac chez M de Ligneris. Puis il est nommé au fort Saint-Frédéric où il reste un an.(35) En 1734, il reçoit une concession sur le lac Champlain; sa santé ne lui permet pas de la mettre en valeur, elle retourne à la couronne.(36) Le 26 avril 1736 il reçoit la croix de Saint-Louis, honneur tant convoité par les officiers de la Nouvelle-France. Il avait 68 ans. René Boucher de La Perrière est inhumé dans la crypte de l'église Sainte-Famille à Boucherville le 2 août 1742, il était âgé de 74 ans. Il laissait le souvenir d'un soldat courageux, plein d'endurance et d'un officier compétent, brave et discipliné, ses connaissances des mœurs et des langues amérindiennes en faisaient un interlocuteur indispensable lors des négociations avec les Amérindiens, un commandant fort habile et souvent essentiel. De tous les fils de Pierre Boucher il est celui qui a rendu les plus grands services aux autorités de la colonie.
Naissance et baptême
Je termine par le commencement. La naissance et le baptême de René Boucher de Laperrière présentent un problème que je n'ai pas encore réussi à résoudre. Sans citer sa source, un auteur écrit que René est né à Ville-Marie le 13 juin 1668, ce qui est possible, mais ce même auteur écrit un peu plus loin dans son texte que René est né à Boucherville le 13 juin 1668 ! Pour le baptême de René on a une source reprise par la plupart des auteurs, il vaut la peine de l'examiner attentivement car elle mentionne certaines choses mais elle oublie beaucoup de renseignements précieux. Comme elle a été copiée dans le Cahier des Dix, Volume 23, 1958, il est facile de la reproduire :
Le 18 e dud' d'Moys (de juin) 1668
René A Esté Baptisé René fils de Pierre
Boucher Boucher Escuyer Sr de Grosbois et de Jeanne
Crevier sa femme, le Parrin
Sr de varennes Gouverneur des
Trois Rivieres, La Marrine Damoiselle
Jeanne-Mance administratrice de l'hopital
De ce lieuEt voilà comment l'histoire a été écrite. On ne connaît pas le nom du parrain car le rédacteur a laissé un blanc à sa place mais par ce qui suit on sait qu'il s'agit de René Gaultier. Le rédacteur ne nous dit pas où l'enfant est né ni quand, deux choses essentielles pour établir sa majorité. Il ne nous dit pas non plus, d'où viennent les parents ni où ils résident présentement.
J'ai essayé de m'éclairer en allant au P.R.D.H.où on me dit que tous les personnages mentionnés sont présents et que le rédacteur a omis de signer. Voilà qui est étrange: René Gaultier serait présent mais il n'aurait pas donné son nom au rédacteur qui a laissé un blanc à la place. Comme René Gaultier est présent à un baptême aux Trois-Rivières le 13 juin, il me paraît douteux qu'il soit à Ville-Marie le 18 juin, vu les distances à parcourir.
Autre problème, où cet enfant est-il né? Si c'est vrai qu'il est né à Boucherville le 13 juin, est-il possible pour Jeanne Crevier d'entreprendre un voyage en canot jusqu'à Ville-Marie quatre ou cinq jours après l'accouchement? J'en doute beaucoup. Personnellement je doute que René Gaultier soit présent au baptême. Si vraiment la naissance a eu lieu à Boucherville était-ce le 13 ou avant? Par contre si la naissance a eu lieu à Ville-Marie, tout devient beaucoup plus clair On peut continuer à penser que juin 1668 est une bonne date pour cette naissance et pour ce baptême jusqu'à plus informé.
Références et bibliographie
(1) et (2) La plupart des références citées sont tirées de, Archives du Séminaire des Missions Étrangères de Québec :Mémoire de partie des services de moy Laperrière. Les conflits Français- Iroquois datent des débuts; il y a des périodes de trêves, des attaques surprises et des ripostes.. Tout cela est mentionné dans le Mémoire de Laperrière.
(3) Commission d'enseigne du 2 janvier 1694..
(4) Greffe Antoine Adhémar, A.N.Q. Montréal.
(5) Concession de Pierre Boucher à Pierre Picard du 13 janvier 1694. Bail de Pierre Picard à François Picard du 16 juin 1698. Obligation de François à Pierre Picard du 16 juin 1698. Trois actes au Greffe de Antoine Adhémar, A.N.Q. Montréal.
(6) Acte du 2 juillet 1693, Greffe Antoine Adhémar, A.N.Q. Montréal
(7) Acte du 23 juillet 1693, Greffe de Michel Moreau. A.N.Q. Montréal. Ce terrain est resté en partie dans la famille de la Perrière durant 162 années, ceci grâce à un procès verbal d'arpentage de Pierre Weilbrenner en date du 11 novembre 1806. À notre connaissance, c'est la première fois qu'une recherche qui date du régime français réussit à faire un lien avec une propriété actuellement habitée à Boucherville (Recherche de Mariette et de Jean-Claude Savoie, publiée dans la magazine Perspective- Dimanche du journal La Presse du 19 septembre 1976).
(8) Acte du 25 mai 1701, Greffe de Antoine Adhémar. A.N.Q. Montréal François Picard peut enfin acquitter la dette qu'il doit à son père.
(9) Acte du 6 juillet 1701, Greffe de Marien Tailhandier, A.N.Q. Montréal.
(10) Deux actes du 4 août 1703, Greffe de Marien Tailhandier. A..N.Q. Montréal.
(11) Jacques Viger, journaliste, érudit et collectionneur(1787-1858), premier maire de Montréal 1833-1836. Héritier du fief Saint-Jean à la mort de son père en 1798.
(12) Acte du 31 octobre 1703, Greffe de Marien Tailhandier, A.N.Q. Montréal.
(13) Acte du 10 novembre 1703, Greffe de Marien Tailhandier A..N.Q. Montréal.
(14) Acte du 6 février 1706, Greffe de Marien Tailhandier. A.N.Q. Montréal.
(15) Nomination d'enseigne en pied, au cours de l'été 1703.
(16) Deux actes de Tailhandier du 7 mars 1705. A.N.Q. Montréal.
(17) Quittance à Giasson pour rentes dues, Acte du 21 février 1708. Greffe de Marien Tailhandier, A.N.Q.Montréal.
(18) Voir notre article sur Jean de Monbrun (1-8)
(19) De Muy est nommé à Chambly en 1695 et René le seconde presque immédiatement.
(20) Le village de Deerfield fut complètement détruit au cours de cette attaque qui fut tristement célèbre par sa sauvagerie et les cruautés des participants.
(21)(22) Il commande à Kanawake entre 1706 et 1708. Il est ensuite appelé à participer à une campagne contre les Anglais où les troupes se rabattent sur Haverhill qu'ils détruisent tuant de nombreux résidents.
(23) Au retour de cette expédition il reçoit une commission de lieutenant de monsieur de Vaudreuil.
(24) Actes au registre de Notre-Dame, en 1705, 1707 et 1708. Françoise décède le 28 avril 1708 à Montréal. La vie des enfants sera détaillée plus tard.
(25) (26) Actes du notaire Marien Tailhandier. A.N.Q. Montréal.
(27) à (30) Actes de Antoine Adhémar A.N.Q. Montréal.
(31) à (34) Actes de Marien Tailhandier. A.N.Q. Montréal.
(35) Dictionnaire biographique du Canada.
(36) Inventaire des concessions en fief et seigneurie de P.G. Roy.Préparé en 1980 et finalisé en mai 2007 par Jacques Dunant.
Bibliographie partielle
Boucher de Labruère Fleurimont: Bref aperçu généalogique et historique de Pierre Boucher et de ses descendants. Manuscrit non publié.
Mitchell, Estelle, s.g.m.Messire Pierre Boucher, Vac offset Inc. Montréal, 1980.
Trudel, Marcel, Le régime seigneurial
Roy, Christian, L 'Histoire de Repentigny, 1991.
Fournier, Marcel, De la Nouvelle-Angleterre à la Nouvelle-France, 1992.S.G.C.F.
Pelletier, Louis, Le Clergé en Nouvelle-France, P.U.M. 1983
Dictionnaire Biographique du Canada, divers volumes
La bibliographie donnée au cours des articles précédents fait aussi partie de cette recherche.Késsinnimek - Roots - Racines
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Created 1 Feb 2003