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Késsinnimek - Roots - Racines
Mon Petit Coin par Norm Léveillée* J'ai essayé d'écrire quelques mots et phrases français selon la manière dont ces gens de ce petit village parlaient. L'accent et l'emploi de mots étaient, souvent, très différents du français moderne ou même du français appris en classe. Les gens disaient "on parle le canuck". Je sais bien qu'il y a des fautes de grammaire, d'orthographe et d'usage dans mon article, mais c'est cette langue que j'ai apprise dès ma naissance et pendant les sept premières années de ma vie. Et je parlais cette "langue canuck" avec ma parenté avant que je l'ai améliorée à l'université. Il faudra que vous me pardonniez les fautes! Souvenirs de mon enfance*
Les sept premières années de ma vieJe n'avais (prononcé "avé") que sept ans et j'étais (j'été) dans la première grade de l'école paroissale Notre-Dame du (dzu) Bon Conseil avant que j'ai appris à comprendre et à parler anglais (anglade) (ou parfois, on disait "américain").
Les cinq premières années de ma vie se sont passées dans un petit village d' "immigrés Québécois" qui sont venus à Harris, dans la ville de Coventry, Rhode Island enfin de trouver du travail dans une usine qui fabriquait le coton (Cotton Mill). Il y en avait beaucoup au Rhode Island, le long de plusieurs rivières enfin d'utiliser le pouvoir de l'eau en traversant un barrage. La famille Léveillée est venue de St-Aimé de Richelieu, Québec; les Bélanger de St-Bernard, Dorchester, Québec. On se référait comme "français - French". On avait dans d'autres villages des "irlandais", des "portugais", des "italiens", des "anglais". On n'était pas "américain" à ce point-là dans notre vie ou dans notre tête, même si on était "citoyen américan". Si on ne savait pas de quelle nationalité était quelqu'un, on disait "un américain" - un "swamp yankee".
Presque tous les membres de ma famille - Léveillée et Bélanger - travaillaient pour l'usine anglaise "Interlaken Mills". Ils ont émigré du Québec pour cette raison. Mon pépère Joseph Léveillée était le "yard boss", et comme cela il avait engagé ses fils pour ce travail: vider les "bécosses", tondre les gazons (on disait "couper l'herbe" dans notre village"), remplir les wagons (à chevaux) et, plus tard, les camions, de balles de coton (enfin de les amener à l'autre usine à quelques miles pour la fabrication de la toile - "bookcloth"). Mon pépère Bélanger, ses fils et ses filles travaillaient comme "weavers" (tisserands) dans la "weave shop".
Sauf pour deux familles d'immigrés portugais, toutes les familles étaient de ma parenté - soit oncles et tantes soit cousins et cousines. Je me souviens que j'allais le long du village sur mon "tricycle" avec une petit charette (bâtie par mon père Jean-Baptiste) dans laquelle j'avais mis mon petit chien "Teddi". Je pense souvent à mon petit chien , car mon père l'avait mis dans mon berceau quand je n'avais qu'un an; et puis "Teddi" était mon compagnon pendant quinze ans. Et pendant ce voyage quotidien pour rendre visite à ma mémère Bélanger, je rencontrais "mon oncle Ti-Ouard", "ma tante Ti-tite", mon cousin "Junior", ma cousine "Ti-Bé" et il y avait toujours un "bonjour, TiNorm", "ça va (mais prononcé "ça vaw")? "Ouais, et toé?". "Moé? Ben, marci!".
Mes deux "pépères" parlaient anglais à cause de leur travail à l'usine, mais avec moi, c'était toujours le français. Et je crois bien que mon père parlaient anglais aussi. Mais je ne me souviens du tout de son anglais avant que je l'ai appris à l'école en 1942. Je crois aussi que ma mère a appris l'anglais en même temps que moi, car nous avions déménagé du village central à un endroit "en haut - up the hill", réservé pour les "boss" de l'usine. Mon père avait beaucoup aider le "super - superintendent of the mill" car il conduisait un camion comme son travail. Et le "super Morissey" (son nom était vraiment "Morissette" qui a été changé à forme anglaise pour les propriétaires anglais). Donc, le "super" a offert une maison d'une haute qualité (pour ce temps-là): trois chambres à coucher, une toilette dans la maison (non plus de "bécosse"), une grande cuisine avec garde-manger, et un luxe: la possibilité de l'eau chaude venant d'une petite fournaise dans la cave (sous-sol), réchauffée avec de la "kérosene" comme la grande fournaise dans la cuisine qui réchauffait toute la maison. Cette maison était vraiment plus grande que celle où je suis né au centre du village Harris.
Il y avait un champs derrière la maison de mes grands-parents Bélanger où les enfants du village jouaient soit au "baseball" soit au "football" quand ils avaient fini les classes et leurs travaux. Aussi, dans le centre du village, on jouait à "cache-cache" surtout avant le coucher du soleil. On jouait aussi à "peggy" - un petit morceau de bois avec pointes aux deux côtés qu'on essayait de frapper avec une branche et on courait autour du terrain enfin de retourner au début pour le "point". Je me rappelle aussi que j'allais chez un de mes oncles où on jouait aux cartes; le jeux favori était "la pisseuse". Je jouais ce jeu aussi avec mes deux "pépères".
Je me souviens aussi que ma mémère "Mélina" Bélanger préparait souvent le déjeuner pour moi et mon cousin "Junior": des sandwiches de bon pain frais avec de la "moutarde" et du "poigné en l'air" (ketchup); parfois, on avait de la mayonaise sur ce pain frais. Un bon souvenir dont je me rappelle était qu'elle contruisait des "kites" (cerf-volant) faits avec les pages du journal collées sur des branches des "lilacs" (lilas) et une queue d'un morceau de coton (une génigne). Ces "kites" volaient très haut. Mais parfois, ils tombaient vite par terre. Et il fallait que mémère les arrangeait de nouveau. Bonne mémère! Elle aimait beaucoup ces petits-enfants! Elle est morte quand j'avais huit ans en 1943.
C'était en 1940, quand j'avais cinq ans, que ma famille a déménagé "en haut" - "up the hill". Notre voisin, la famille Joslin, ne parlait que l'anglais. Donc, mon compagnon Bobby pendant deux ans (de 5 à 7 ans) et moi, nous parlions chacun sa langue et je me demande aujourd'hui si et comment on se comprenait. Moi, je parlais mon français (on disait le "canuck") et lui, il parlait anglais. Nous employions le language de signes? Qui sait?
Le premier jour en classes - grade un - nous avions les classes du matin en français et après le déjeuner les classes d'anglais. On allait chez soi pour le déjeuner - un voyage à pied de quinze minutes. Je ne comprenais rien l'après-midi. La soeur Marie de Notre-Dame m'a demandé en français si mes parents parlaient anglais. Je me suis haussé les épaules - peut-être mon père, mais pas ma mère. Et puis, de ce premier jour, les bonnes soeurs de la Présentation de Marie m'ont enseigné à comprendre, parler, lire et écrire l'anglais en même temps que j'améliorais mon argot "canuck" avec le bon français.
Je n'aimais pas aller à l'école du tout cette première année. J'étais souvent "malade" (ou, une maladie d'imagination). Pendant l'hiver, je tombais exprès dans la neige et mes vêtements étaient tous trop mouillés pour aller à l'école. Enfin, mes parents ont troubé une méthode enfin que j'aille à l'école tous les jours. Mon père venait me chercher avec son camion de l'usine et m'amenait à l'école - pas de maladie, pas de vêtements mouillés! Après cette première année, un peu désastreuse, je me suis accoutumé aux classes and j'aimais bien y aller avec mes amis. Comme j'avais une bonne mémoire, je pouvais mettre en tête tout ce que les bonnes soeurs nous présentaient. Enfin, je pouvais communiquer un peu avec mon voisin Bobby américain - au moins en anglais éparpillé de mots français.
Il y avait aussi d'autres élèves qui ne parlaient que le français. Donc, on essayait de nous parler dans notre deuxième langue - l'américain. Et enfin, après deux ou trois ans, on parlait "anglade" pas mal "ben", mais avec un accent typiquement "canuck" - on ne prononçait pas le "th" ni les "h"; l'ordre des mots dans une phrase anglaise souvent était française. Mais, jamais nous nous rendons compte que nous ne parlions pas anglais courament. Pour moi, ce n'est qu'au moment d'aller au lycée dirigé par des frères "irlandais" que je me suis rendu compte que j'avais un accent "canuck" en mon anglais. J'ai travaillé bien fort à éliminer l'accent car les compagnons "irlandais" de classes se moquaient de moi. Mais, je n'ai jamais abandonné ma première langue comme plusieurs cousins et cousines l'ont fait. Et le fait que j'ai eu l'occasion d'étudier à Louvain, en Belgique, j'ai pu améliorer mon accent "franco-canadien" au français moderne.
Et puis, comme nous habitions aux États-Unis où on parlait "anglade", il y avait des mots anglais éparpillés dans nos phrases. Mon pépère me disait souvent "Worry pas!". Ou, "tu vens avec ton chum?" Et, "toé, t'as besoin d'un dime?" Et, "çaw, ça coûte un buck". "Moé, je travag dans la Mill là-baw".
Dans notre village, il n'y avait pas de "l mouillés" comme dans mon nom de famille. Pour nous, le "ille" se prononçait comme un "g". Par exemple, c'était la "fige" et non pas la "fille", la "famige" et non pas la "famille". Un de mes professeur m'avait demandé la règle pour la prononciation des "l mouillés". Je ne la savais pas. Donc, après avoir écrit 1000 fois "deux 'l' entre deux voyelles dont la première est un 'i' se prononcent comme un 'y'. Je n'ai jamais oublié cette règle! Donc, la prononciation de mon nom "Léveillée" est devenu "Léveiyé" au lieu de "Léveigai".
Donc, je suis très content et très remerciant à mes parents de m'avoir appris à parler français (ou "canuck") comme première langue, même si j'avais à corriger plusieurs mots et prononciations "canuck" plus tard Je suis bilingue et je suis très fier de ce don de mes parents et de mes ancêtres.
Merci Maman. Merci Papa. Merci Pépère et Mémère et toute ma parenté émigrée du Québec au petit village franco-canadien de Harris, Rhode Island.
Mon site de mes ancêtres se trouvent à Ancestry - Léveillée Bélanger - Ancêtres.
J'ai écrit d'autres articles en anglais de mon village, de mon école et de ma paroisse à Indexe des articles où vous pouvez choisir l'article qui vous intéresse.
A noter. Un de mes correspondants m'a demandé pourquoi j'ai écrit cet article en français, et pourquoi je ne l'ai pas traduis en anglais. Et bien, le titre de mon article "Souvenirs de mon enfance" a commencé avec la phrase "Je n'avais que sept ans et j'étais dans la première grade de l'école paroissale Notre-Dame du Bon Conseil avant que j'ai appris à comprendre et à parler anglais." L'article s'occupe de cette période de ma vie. Je ne savais pas "l'anglade" (l'anglais).
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